
Adieu Holly Beach
Une réflexion en regardant l'ouragan Rita s'approcher de la ville côtière cajun tant aimée de Holly Beach, un endroit construit pour être reconstruit après les inévitables ouragans.
Quand j’ai entendu que Rita virait vers Port Arthur, j’ai eu une boule dans la gorge. Je savais que Port Arthur était à seulement quelques milles (26 pour être exact) de ma ville de party préférée, Holly Beach, et que Holly Beach n’allait pas être là ben longtemps.
En cherchant sur Google pour trouver un peu de réconfort, j’en ai finalement trouvé. Byways.com écrit :
Les structures, qui semblent être de nature temporaire, sont « construites pour être reconstruites ». Leur proximité du Golfe en fait une cible de choix pour les ravages des ouragans et autres tempêtes tropicales.
Même si je sais que les résidents sont conscients des ouragans, lire que c’était construit pour être reconstruit me donne l’espoir que la vie va revenir à la normale à Holly Beach dans un an ou deux. Longue vie à T&Ts!! Ah oui, le San Francisco Chronicle a publié un article sur Holly Beach qui fend vraiment le cœur. Ils parlent d’une immense église chrétienne en face de laquelle on a resté quand on était à Holly Beach hier soir. Je trouvais qu’elle avait une drôle de forme… peut-être, comme un bar et effectivement, c’était un bar au début des années 90.
Toute cette discussion sur Holly Beach m’a fait me demander exactement à quelle distance c’était de l’œil de l’ouragan. Pour satisfaire ma propre curiosité, j’ai créé cette carte qui montre Holly Beach, Kaplan (où j’ai grandi) et les deux villes louisianaises qui font présentement les manchettes, Lake Charles (ou comme on l’appelle, Lake Chawls).
Du Centre national des ouragans : PAROISSE VERMILION… ONDE DE TEMPÊTE MAXIMALE ENTRE 10 ET 15 PIEDS CE SOIR ET SAMEDI. CECI INONDERERA LES TERRES AUTOUR DE PECAN ISLAND ET D’INTRACOASTAL CITY. DES SECTIONS DE DELCAMBRE SERONT SOUS L’EAU.
Pecan Island est à 27 milles au sud de Kaplan. Delcambre (Del-cum) est à 18 milles à l’est. soupir
Note culturelle : On partage avec les Cajuns cette même résilience face aux éléments. Les Cajuns descendent des Acadiens expulsés de la Nouvelle-Écosse entre 1755 et 1764, qui se sont établis en Louisiane. Cette connexion historique fait qu’on partage bien plus qu’une langue – on partage cette force tranquille, cet amour profond de la communauté et cette capacité de se relever après les tempêtes, qu’elles soient météorologiques ou historiques.
